Surmonter la mort et le deuil : mes conseils

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Comment surmonter la mort et comment surmonter un deuil ? La mort est un sujet tabou.

Un sujet que la plupart Ă©vitent, soit par superstition, (peur de voir rappliquer Ă  grands pas la grande faucheuse avant son heure) soit parce qu’elle nous renvoie Ă  l’idĂ©e de notre propre disparition ou Ă  la souffrance liĂ©e Ă  la perte d’un proche.

Les autres, souvent plus jeunes, la trouve fascinante et tentent de l’apprivoiser ou de l’exorciser en affichant un goĂ»t pour le macabre, le gothique, voire mĂȘme pour le satanisme. 

Mais lorsque la mort survient et prend une vie, tout le monde s’incline.

La superbe des egos surdimensionnĂ©s vole en Ă©clat et fait place Ă  l’humilitĂ© et Ă  la vĂ©ritĂ© toute nue.

« Lorsque la mort paraĂźt, l’Homme arrĂȘte de se prendre pour Dieu. »

Il reprend humblement sa place. Il suffit d’observer les invitĂ©s aux funĂ©railles de l’un de nos dĂ©funts pour s’en assurer.

Nous tous, Ă  cette heure posthume, sommes renvoyĂ©s Ă  l’idĂ©e de notre propre mort.

Nous prenons conscience de l’aspect dĂ©risoire de notre vie et nous interrogeons l’insondable. C’est dans ces moments-lĂ  qu’il est important d’avoir pensĂ© Ă  perfectionner son intelligence Ă©motionnelle.

1. Ecrire sur la mort, un pari sérieux

Pexels pixabay 372748

La mort fascine, dĂ©range, bouscule et effraie. Y consacrer un article est donc un exercice dĂ©licat mais m’a paru essentiel Ă  plus d’un Ă©gard.

Essentiel d’une part, car ne pas fuir et accepter l’idĂ©e de la mort est la clef pour ouvrir la porte vers une vie accomplie.

Essentiel d’autre part car mon blog traite justement des moyens, (notamment de la mĂ©ditation) pour accĂ©der Ă  cette vie meilleure.

Je ne pouvais donc, pour ces raisons, m’exonĂ©rer de l’écriture d’un article sur le sujet. Toutefois, ne vous attendez pas Ă  ce que ma plume se fasse discrĂšte comme un bouquet d’Ɠillets offert Ă  un enterrement.

C’est davantage avec l’esprit des fleurs du sakura* (symbole des samouraĂŻs dont la vie Ă©tait aussi Ă©phĂ©mĂšre que la floraison des cerisiers) que j’ai Ă©crit cet article sur la façon de surmonter un deuil.

2. Les questions que l’on se pose au sujet de la mort

Pexels pixabay 416920

Qu’il s’agisse de la perte d’un animal auquel vous ĂȘtes attachĂ©, d’un voisin, d’un ami proche, de votre pĂšre, de votre mĂšre, de votre conjoint ou mĂȘme de votre enfant, lorsqu’une vie Ă  laquelle vous ĂȘtes attachĂ©e disparaĂźt, vous souffrez.

Vos habitudes perdent leur sens et vos projets vous paraissent dĂ©risoires.  Face Ă  la mort, vous Ă©prouvez le manque de l’autre et ressentez la solitude.

Vous relativisez l’importance des choses et vous procĂ©dez au bilan : les souvenirs vĂ©cus avec le dĂ©funt, les regrets que suscitent les Ă©vĂšnements qui n’ont pas eu lieu et bien sĂ»r les sentiments que vous n’avez pas pu exprimer de son vivant.

Aprùs le choc de la nouvelle, que va-t-il se passer ? Qu’allez-vous en faire ? Saurez-vous surmonter un deuil ou sombrerez-vous ? Combien de temps vous faudra-t-il pour sortir du tunnel ?

Vous poserez-vous les bonnes questions et progresserez-vous sur la voie de la compassion ou, au contraire, vous refermerez-vous sur vous-mĂȘme pour emprunter la voie obscure et destructrice de la misanthropie ?

Allez-vous apprendre de ces souffrances ou souffrir encore et encore ?

Cet article a pour but de vous aider Ă  surmonter un deuil mais Ă©galement de vous aider Ă  rĂ©flĂ©chir sur la mort et peut-ĂȘtre, qui sait, de vous en libĂ©rer


3. La mort en général

Pexels brett sayles 3648309

Pour commencer, la mort dĂ©signe la fin, la fin d’un Ă©tat vivant, car ne peut ĂȘtre mort que ce qui a Ă©tĂ© vivant, animĂ©.

C’est un concept universel rattachĂ© directement au principe de vie.

Mais lĂ , oĂč tout se complique, c’est lorsque l’on introduit dans l’équation de la vie, la grande question « Que se passe-t-il aprĂšs la mort ? », c’est-Ă -dire lorsque l’on ne se contente plus d’observer et de vivre le rĂ©el mais lorsque l’on commence Ă  rĂ©flĂ©chir sur l’existence ou la non-existence d’un ailleurs.

Plus simplement lorsque l’on se pose cette fameuse question : y-a-t-il une vie aprùs la mort ?

LĂ , commencent les ennuis. Ils se cristallisent et prennent diffĂ©rentes formes mais tous se nourrissent de la mĂȘme cause, de la peur de mourir.

Nous avons peur car, aprĂšs la mort, rien n’est sĂ»r. Le manque de certitude nous renvoie au nĂ©ant.

4. Notre mort | Surmonter la mort

Jiyeon park oshg1llsna4 unsplash

Notre ego ne supporte pas de devoir disparaütre un jour.  Sa nature est d’exister toujours et toujours.

Il est l’instance qui nous sĂ©pare des autres et nous fait souffrir. Comprendre qu’il doit rendre Ă  l’univers les composants empruntĂ©s lui est tout Ă  fait hors de portĂ©e.

L’impermanence, il ne connaĂźt pas et ne veut surtout pas en entendre parler. Il nous maintient dans l’illusion, « dans ce qui n’est pas »

Pourtant, si nous considĂ©rons simplement l’idĂ©e de notre propre mort uniquement sur l’observation de « ce qui est » et, si nous faisons abstraction de ce que nous ne savons pas, nous supprimons toute peur s’y rĂ©fĂ©rant. Je m’explique simplement :

Nous naissons, vivons et mourons.

Que nous mourions à 5 ans, à 50 ans ou à 102 ans, quelle importance ? Quelle importance pour celui qui meurt ?

Au moment oĂč je meurs, le « je » disparait. L’ego a disparu. Il n’y a plus personne pour voir.

Je suis mort, donc je ne suis plus concerné. Seuls les vivants considÚrent que de mourir à 5 ans est une tragédie et que de décéder à 102 ans est plus que respectable.

« Mourir n’est rien, seule l’idĂ©e de la mort nous terrifie. »

Pourtant, la plupart d’entre nous passent leur vie Ă  ĂȘtre empĂȘchĂ©s par cette peur de mourir.

ObsĂ©dĂ©s par l’idĂ©e de la mort, ils ne s’épanouissent pas et crĂ©ent souvent des symptĂŽmes pathologiques.

« La peur de mourir empĂȘche la vie de s’épanouir, alors, que la mort vĂ©ritable lui donne un prix. »

La mort donne du sens et nous rend la vie prĂ©cieuse. La littĂ©rature est truffĂ©e d’exemples oĂč l’immortalitĂ© est un supplice, une damnation et d’un ennui profond.

JankĂ©lĂ©vitch, philosophe nĂ© Ă  Bourges, Ă©crit Ă  ce sujet : « L’enfer c’est l’impossibilitĂ© de mourir
 La mort vitale est ce qui rend passionnante la vie mortelle»

Plus récemment, le cinéma fait de ce thÚme sa toile de fond, lorsque le réalisateur Neil Jordan met en scÚne en 1994 le roman néogothique de Bram stoker « Dracula ».

Les vieux vampires sont fatiguĂ©s et s’ennuient dans leurs nuits sans fin. Et comme le dit, l’agent Smith, dans le film Matrix : « Ce qui a commencĂ© doit finir. »

5. La méditation, une solution pour en finir avec la mort

Max vs pjch5goo unsplash

« Savoir vivre, c’est accepter l’idĂ©e de la mort et vivre comme si nous allions mourir demain. »

Cet Ă©tat d’esprit, je l’apprends Ă  chaque mĂ©ditation. J’expĂ©rimente l’impermanence.

Taisen Deshimaru* rĂ©pĂ©tait cette phrase : « Pratiquer Zazen, c’est enfoncer des clous dans son cercueil. »

Avec la mĂ©ditation, votre ego lĂąche peu Ă  peu et apprend Ă  s’effacer. Vous lĂąchez l’illusion de l’immortalitĂ© pour l’éternitĂ©.

Assis en silence, la question mĂȘme de la mort s’efface et on rĂ©alise que seul ce qui se passe ici et maintenant est rĂ©el.

ConcentrĂ© sur la posture, les peurs crĂ©Ă©es par notre mental s’apaisent et la fenĂȘtre de la libertĂ© s’ouvre.

Nous pouvons alors rĂ©aliser que tout ce qui nous constitue provient de l’univers et est en total interdĂ©pendance avec lui.

Quand l’égo s’éteint, nous rĂ©alisons que nous sommes l’univers et que l’univers est Ă©ternel, sans dĂ©but et sans fin. Il n’est que le moment prĂ©sent.

SÎmon KÎdÎ Sawaki, figure importante de la méditation bouddhiste Zen écrivait ceci :

Le chant de l’éveil : Du point de vue de la vie, notre univers entier est un organisme vivant. Tout est vie. MĂȘme le Soleil et la Lune sont vivants. Du, point de vue de la mort, tout est en train de mourir. Vous et moi, l’un comme l’autre, mourrons Ă  tout instant. En somme, celui qui comprend la mort s’éveille au non-nĂ©.

6. Surmonter un deuil | Les ĂȘtres chers

Pexels arina krasnikova 6907789

Nous avons vu quelle attitude adopter face Ă  l’idĂ©e de notre propre mort, mais qu’en est-il lorsque l’un de nos proches disparaĂźt ?

a. L’annonce de la mort

L’annonce de la perte d’un ĂȘtre cher, vous dĂ©sarçonne, vous vide de votre assurance et vous redonne votre humanitĂ© originelle.

Face Ă  la mort, vous reprenez votre humilitĂ©, vous ĂȘtes dĂ©possĂ©dĂ© des artifices de votre ego, vous redevenez vrai mais, en contrepartie, vous souffrez.

Alors, comment surmonter la mort ? Comment ne pas rester coincer indĂ©finiment dans cette souffrance absurde, (oui, vous avez bien lu, j’emploie absurde Ă  dessein.) que vous entretenez avec votre cher disparu ?

Comment faire en sorte d’en sortir grandi et de profiter pleinement du temps qu’il vous reste à vivre pour aimer les vivants ?

C’est ce que je vais tenter de vous expliquer dans ce qui va suivre.

b. Qui souffre ?

La premiÚre question fondamentale à laquelle vous devez trouver une réponse est celle-ci : Qui souffre ? Le mort que vous pleurez ou vous ?

Votre cher disparu ne fait plus partie du monde des vivants et ne peut plus par conséquent éprouver de souffrance. Il a rejoint le néant, sans conscience.

Vous, par contre, vous ĂȘtes bien vivant et vous souffrez, pleurez sur un passĂ© rĂ©volu. Vos souvenirs dĂ©filent et vous revisitez tous les recoins de votre mĂ©moire pour Ă©prouver le manque.

Le manque vous donne l’illusion qu’il existe encore une relation entre vous et le dĂ©funt.

Souffrir, c’est simplement continuer Ă  faire exister l’ĂȘtre cher. En revanche, lĂącher prise, c’est accepter de le laisser partir et de ne plus souffrir. 

Tant que vous demeurez dans l’impasse avec « votre dĂ©funt », vous souffrez devant une chimĂšre. Refuser l’évidence d’une disparition peut, Ă  terme, vous couper du monde.

Mais, parce que vous souffrez, on n’ose pas vous raisonner, on respecte, on se tait et on vous laisse sombrer gentiment dans une folie Ă©gocentrique.

« Il faut souffrir pour ĂȘtre humain, souffrir montre que l’on a du cƓur, que l’on est quelqu’un de bien, une belle personne. »

VoilĂ  ce que l’on vous enseigne pour surmonter la mort, voilĂ  ce qui vous enferme, mais la rĂ©alitĂ© – tenez-vous bien – est tout autre.

Lorsque l’ĂȘtre cher disparaĂźt, ce n’est pas l’autre que vous pleurez. Vous souffrez de ne plus pouvoir Ă©changer avec le disparu. Vous pleurez sur vous-mĂȘme.

Vous me suivez ?

Ce sentiment de tristesse qui semble vous rendre plus humain et paraĂźt ĂȘtre tournĂ© vers l’autre n’est en fait qu’un sentiment Ă©goĂŻste.

Vous pleurez sur le manque que suscite la perte de la relation avec l’autre. VoilĂ  la rĂ©alité !

 

7. L’amour, une solution pour surmonter un deuil 

Pexels craig adderley 1835927

ArrĂȘtez votre Ă©gocentrisme et tournez-vous vers les autres. Allez, courage ! Aimez de nouveau ceux qui sont en vie.

« Remplacer la souffrance pour les morts, par de l’amour pour les vivants. »

Stoppez votre folie et offrez ce sentiment merveilleux Ă  celles et ceux qui peuvent encore ressentir.

L’amour nourrit le vivant. Il illumine nos vies. Il rend les gens aimables, apporte la joie et, par rĂ©percussion, engendre la paix.

L’amour tournĂ© vers les autres guĂ©rit votre cƓur.

Prenez conscience que vos dĂ©funts s’en sont allĂ©s, ne perdez plus votre temps Ă  cajoler vos fantĂŽmes et allez chĂ©rir ceux qui sont encore prĂ©sents.

« Lorsque meurt Thanatos*, Eros* peut enfin naßtre parmi les hommes. »

8. La vie continue aprĂšs le deuil

Pexels lukas rychvalsky 670720

Lorsque vous perdez un proche, faire une pause s’impose à vous. Le temps suspend son vol et le train reste un moment en gare.

Profitez de ces instants oĂč tout se fige pour vous retrouver, faire un point sur votre vie, en dĂ©gager l’essentiel et peut-ĂȘtre en redĂ©finir sa direction.

Puis, lorsque le train reprendra sa course, soyez prĂȘt pour profiter encore plus intensĂ©ment du voyage.

Nous avons la chance de vivre, alors ne gĂąchons pas trop de notre temps prĂ©cieux, ne restons pas trop longtemps en gare Ă  surmonter la mort, voyageons encore et encore jusqu’au bout de notre histoire.

9. Une histoire Zen

Pexels duong nhan 1477495

Il y a quelques mois, Laurence, une pratiquante de la mĂ©ditation, a perdu son mari qu’elle chĂ©rissait trĂšs fort.

Elle rencontre aujourd’hui une amie qui lui prĂ©sente ses condolĂ©ances et l’interroge : « Comment supportes-tu l’absence de ton mari ? Comment trouves-tu la force de surmonter la mort ? Ça va ? Comment fais-tu pour ne pas paraĂźtre trop effondrĂ©e ? »

Laurence lui répond en lui prenant la main : « Mon mari est mort et je reste les yeux ouverts, et toi comment vas-tu ? » 

Surtout laissez-moi vos commentaires et/ou réactions sous cet article. Je les attends avec impatience et répondrai avec joie à vos questions.

Pour aller plus loin…

En lien avec ce sujet, il peut ĂȘtre enrichissant d’apprendre Ă  gĂ©rer vos Ă©motions et Ă  contrĂŽler vos peurs. Ce cheminement vous mĂ©nera vers un apprentissage de la paix intĂ©rieure.

Et pour atteindre ces bienfaits grùce à ma méditation, vous pourrez vous pencher sur la façon de développer votre motivation.

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16 Commentaires
  1. thomas

    O.K.  » Car tu es poussiÚre et tu retourneras à la poussiÚre »
    C’est comme ça que je le vois en accord avec tout ce qui est dit.
    Seulement ce n’est pas la disparition qui m’effraie, voir le contraire, c’est la dĂ©cadence et surtout, la plus part du temps, la souffrance, clinique bien plus que morale.
    Encore faut-il voir Ă  l’instant prĂ©sent.
    Cette souffrance, qui me rappellera que je suis toujours vivant, je m’en passerai bien.

    RĂ©ponse
    • Christophe Lorreyte

      Merci pour ce commentaire. Je suis ravi que nous soyons d’accord concernant la mort. A propos de la souffrance, quelle soit physique ou mentale, celle-ci est alimentĂ©e par l’Ă©go. S’il n’y a plus d’Ă©go, il n’y a plus personne pour souffrir. L’Ă©go se focalise sur la douleur et nous coupe de tout le reste. Nous nous identifions alors Ă  la douleur et nous ne sommes que souffrance. Pacifier l’Ă©go est la solution pour augmenter le seuil de la douleur et nous amener Ă  stopper son identification. Lorsque je mĂ©dite, mon esprit ne repose sur rien, il n’exclut et ne recherche rien, il ne cherche pas Ă  fuir le bruit du marteau-piqueur et ne recherche pas le chant de l’oiseau. Les sons s’entremĂȘlent sans distinction du beau, du doux ou de l’irritant. J’accepte ce qui est au prĂ©sent. Ne rien chercher, ne rien rejeter, et accepter est la solution pour moins souffrir. Pour en savoir un peu plus, je te conseille mon article intitulĂ© « l’Ă©veil existe-t-il ? Le reconnaĂźtre ». J’espĂšre qu’il t’apportera des rĂ©ponses pour continuer sur ton chemin.

      RĂ©ponse
  2. Fougeron Evelyne

    quand la perte d’un ĂȘtre cher intervient celĂ  est trĂšs destabilisant.
    une page se tourne une nouvelle vie recommence,et souvent on se sent seule.
    il faut pouvoir faire le deuil le plus vite possible s’occuper diffĂ©rament ,voire du monde ne pas rester enfermer chez soi

    RĂ©ponse
    • Christophe Lorreyte

      Merci pour cette contribution. En effet, c’est en rejoignant les vivants et l’amour des autres que l’on panse sa douleur. Ce qui ne signifie pas pour autant que la personne disparue tombe dans l’oubli. Elle vit en nous et continue Ă  vivre Ă  travers nous.

      RĂ©ponse
  3. christiane del tedesco

    magnifique plus facile avec vos explications d’accepter la mort d’un ĂȘtre cher

    RĂ©ponse
    • Christophe Lorreyte

      Merci beaucoup Christiane, je suis ravi d’avoir pu contribuer. Continuez Ă  cheminer, bravo !

      RĂ©ponse
      • Christiane;0))

        Bonjour Christophe ,
        Et merci 🙏 pour m’avoir incitĂ©e Ă  venir lire cet article juste aprĂšs la violence de l’annonce d’un DĂ©cĂšs ( tiens, une majuscule?) hier alors que nous Ă©tions tous deux prĂ©sents ( tiens, tiens… ) au mĂȘme Ă©vĂ©nement de formation Ă  l’étranger.
        Ce week-end restera pour moi inoubliable Ă  bien des Ă©gards , mais lĂ , c’etait vraiment … vous me comprenez bien sĂ»r.
        Merci Ă  Michaela de m’avoir parlĂ© de vous, merci Ă  Madame â˜Żïž,
        Je suis sur le chemin …
        Merci 🙏

        RĂ©ponse
        • Christophe Lorreyte

          C’est parti sur le chemin. Bonne promenade et n’oublie pas que, lorsqu’il pleut, suit forcĂ©ment le soleil et parfois un arc-en-ciel magnifique !
          Amicalement
          Christophe

          RĂ©ponse
  4. chotard annick

    DR LORREYTE,
    J’ai lu et relu votre article « surmonter la mort et le deuil  »
    Je trouve violent le chemin que vous suggĂ©rez ….mais vous ĂȘtes sĂ»rement dans le « vrai » !!!!!!. Oui, il faut continuer mais lorsque l’on se cherche aprĂšs 2 Ă©preuves de deuil , le fils et le papa (ce dernier n’a pas acceptĂ© et supportĂ© le dĂ©cĂšs brutal de notre fils….)
    le soleil est long Ă  venir , le bonheur de vivre est difficile Ă  trouver mĂȘme si l’on essaie d’aller vers les autres…. la nature est merveilleuse mais cheminer seule ,le regard n’est pas le mĂȘme …
    Merci de vos conseils –
    Mme CHOTARD Annick

    RĂ©ponse
    • Christophe Lorreyte

      Ce qui est violent, c’est la souffrance que l’on s’inflige au quotidien en ressassant un passĂ© rĂ©volu. Le chemin que je propose est celui de l’apaisement, celui du renouveau. Ce que je propose, c’est de marcher pas Ă  pas au prĂ©sent les yeux tournĂ©s vers le vivant. Ce que je propose, c’est la VIE !

      RĂ©ponse
  5. MANDEREAU Brigitte

    Vous avez certainement raison quand vous parlez de la mort, on peut l’apprivoiser car elle fait partie de la vie. VoilĂ  bientĂŽt 8 ans que mon fils s’est donnĂ© la mort et ce discours je ne voulais pas l’entendre, je ne voulais pas entendre parler de la vie car elle Ă©tait brisĂ©e en moi, il m’Ă©tait impossible de donner de l’amour autour de moi.
    Aujourd’hui je vous lis, je ne sais plus quoi penser ! tout est brouillon dans ma tĂȘte, est-ce que j’ai manquĂ© de courage pour affronter cette mort si violente ? Je ne sais pas… La souffrance que je ressens n’est pas basĂ©e que sur le manque de mon fils mais aussi sur la perte de l’amour que je dois Ă  mes autres enfants, Ă  mon Ă©poux, Ă  mon entourage… Cet amour que je n’Ă©tais plus capable de donner ni de recevoir d’ailleurs.
    Aujourd’hui je me sens plus sereine, suis-je prĂȘte pour mĂ©diter ? Peut-ĂȘtre… En tout cas, je prend note de tous vos conseils pour m’aider Ă  affronter la vie qui nous est destinĂ©e
    Merci et Ă  bientĂŽt

    RĂ©ponse
    • Christophe Lorreyte

      Il ne vous fallait pas du courage mais simplement du temps pour affronter la survenue d’une absence si soudaine causĂ©e par un acte violent. Le choc est tel que le cerveau disjoncte, mettant en veille les sentiments. Aujourd’hui vous employez le passĂ© « cet amour que je n’Ă©tais plus capable de donner  » Le temps est certainement venu pour vous de rĂ©apprendre, d’accepter et d’aimer de nouveau la vie et ceux qui la composent.
      Quant Ă  la mĂ©ditation, elle vous prend lĂ  oĂč vous ĂȘtes donc nul besoin d’attendre d’ĂȘtre bien pour vous essayer Ă  la pratique. Ses bienfaits se rĂ©vĂšlent avec le temps.
      Bien Ă  vous et heureux de pouvoir vous aider sur votre chemin de vie.

      RĂ©ponse
  6. patrick marie

    Votre analyse est pertinente mais elle ne supprime pas mon angoisse de savoir si mon Ă©pouse adorĂ©e disparue trĂšs rĂ©cemment est heureuse dans son nouveau monde ; qu’ en pensez vous ?

    RĂ©ponse
    • Christophe Lorreyte

      Bonjour Patrick,
      Je pense que nous n’avons aucune certitude lorsque nous abordons le sujet de l’au-delĂ . Tout n’est que croyance et supposition. Je ne pourrai donc pas vous rassurer et encore moins vous enlever vos angoisses quant Ă  l’état de votre Ă©pouse disparue.
      En revanche, je peux vous conseiller d’accepter la rĂ©alitĂ© de ce qui est et de continuer Ă  construire votre vie en vous adaptant Ă  votre nouvelle situation. Il vous faudra du temps, pour moins souffrir et donner Ă  votre vie plus d’espace de plaisir mais soyez sĂ»r que vivre mieux et heureux aurait Ă©tĂ© le souhait de votre compagne et certainement pas de vous voir souffrir.
      Repensez aux bons moments avec bonheur. Vous avez eu la chance de les avoir vĂ©cus et cela vous a Ă©levĂ© vers l’amour et le partage. Continuez dans cette voie et trouvez un moyen d’offrir cet amour Ă  d’autres personnes qui en ont besoin sous la forme que vous souhaitez.
      LĂąchez prise sur votre douleur, l’amour que vous portez Ă  votre Ă©pouse est toujours bien vivant et peut servir Ă  d’autres causes. Souffrir n’est pas la seule façon de continuer Ă  la faire exister dans notre monde incarnĂ©.
      Avec toute ma compassion.
      Christophe

      RĂ©ponse
  7. ESPERANZA

    Bonjour Christophe et merci pour cet article que j’ai lu avec une grande attention. Suite Ă  cette lecture, j’aimerais Ă©changer, approfondir la question avec toi via un mail ou un appel si tu veux bien.
    Et merci encore <3
    Christine

    RĂ©ponse
    • Christophe Lorreyte

      Bonsoir Christine, je vais t’appeler pour en discuter. A tout Ă  l’heure

      RĂ©ponse
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